balade dessinée

Les couleurs de l’automne
14 novembre, 2012, 13:34
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      Moi je ne sais rien. Je me laisse porter. Je sens les premières morsures de l’hiver et je constate juste que J. n’est plus là. Et j’entends encore  sa voix chaude et posée me dire  « d’accueillir le froid ». Et puis tant d’autres choses encore .

 

couleurs.d'automne

 


 

automne2

 

     Et maintenant, marcher sur les feuilles mortes, les faire sonner sous les pas. Savoir gré à l’existence de vous faire rencontrer des gens formidables, tenir la promesse d’une rencontre et dépasser les horizons peureux et bornés, car la « vie est plus large que ça ».


 

automne

 

 

 

couleurs d'automne



Un rêve
8 avril, 2012, 17:22
Classé dans : journal

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Je suis entré dans un passage, je crois que c’était le passage Pommeraye.

 

entrée.lavis

 

L’endroit semblait vide. D’habitude si bruyant, il était étrangement calme. Les ombres glissaient entre les statues qui statufiaient. Pas un murmure, si ce n’était un sifflement lointain.


stratues passage pommeraye

Puis un pas s’est fait entendre, puis un autre.

escalier passage pommeraye

Les couloirs se sont animés soudain, et on entendait plus que le brouhaha des gens qui faisaient claquer leurs talons , emplissant l’espace d’une sonorité sans cesse changeante. Succession de mots, entrelacs de pensées, de paroles gaies, ou tristes …
Un rêve dans journal foule.lavis_-300x226

Un roulement agréable de pas qui échangeaient, devisaient, s’égaraient.

pensées passage pommeraye

J’étais là aussi et , c’est curieux, dans mon rêve je rêvassais.

pommeraye7.lavis_1-300x220 dans journal

 

 

  » Mon ami sauf votre respect …  il est d’un ennui votre rêve …  »

surpris

-    … Pas une once d’originalité : no drugs, no fun,  no girls … Bouh le vilain !  Faudrait revoir votre copie mon brave.

-     A qui ai-je l’honneur ? ( osais je )

-     Statue 823 Dp à l’inventaire des monuments historiques. 823 , c’est un peu sec et mes amis m’appellent Peter , ou Pépé, c’est selon. Et toi mon cher ? ( On se tutoie ? ) Nommons les choses et passons à autre chose : Un-point-c’est-tout !

statue pommeraye

-     John Mac Pherson , lui répondis je ( non content d’être dans un rêve où mon nom était si chouette.)

-     Enchanté l’ami !

-     S’pas trop dur de regarder les passants à longueur de journée ?  A propos d’ennui , 1 partout non ?

1ere rencontre pommeraye

-     Hé hé hé ! Touché coulé ! Non, en vérité on s’marre tout le temps ! Faut voir la bonne société qui défile ici. On a les yeux qui explosent et les oreilles qui saturent.  Ben mon coco : Quelle affaire que le monde ! Pas vrai les copains ?

pommeraye.sourit

-    Sûr mon pote ! Si on racontait tout ce qu’on a vu ici le bottin n’y suffirait pas ! C’est simple , y’a pas plus cool que d’être statufié.  Au moins on sait où on est, on reste à sa place et on profite de c’qu’on peut !

-     Bien dit ! ( dit l’allumé derrière )

pommeraye2

-    Cela dit pépé a raison on rigole  bien ! Vous vous rappelez la petite jeunette l’autre jour quand je lui ai défrisé son joli crâne ! Elle était pas fière !

-    Cette marrade ! C’que tu peux être bête parfois !

-    Faut dire qu’on avait pas bu que du p’tit lait ce jour là !

-    Ha ha ha !

Tous s’esclaffaient et riaient haut.

blague.lavis_-300x230

Cela dit et sans abuser, une petite sortie arrangerait bien l’ordinaire. Faut avouer, rester planté là on s’en fait une raison, mais quand l’occasion s’présente faut pas être bête non plus. T’en penses quoi Jojo ?

proposition pommeraye

Quelle étrange proposition ! Taper la discute avec une statue , passe encore …  mais  qui était ce Pépé ? que voulait – il vraiment ?  Comment ce bambin venu de je-ne-sais-où, qui écorchait mon nom avec tant de familiarité, pouvait-il imaginer que j’allais me laisser embarquer avec lui ?

Mais avec Pépé il n’y a que l’action qui prime, et pas trop le choix de reculer  : un-point-c’est-tout comme il disait !

- Merci ! clama t – il ( tout de même ) .

épaule

Ne prends pas froid mon chéri  ! Et n’oublie pas que la boisson t’est déconseillé , cette fois j’irai pas te chercher dans la Loire …

bye pommeraye

Quelle mégère celle-la ! L’écoute pas  : C’est ma soeur ! J’la bats au ping pong et elle supporte pas.

pas content pommeraye

Alors on est parti … Pépé saluait la galerie comme le champion du jour. Moi je me trimbalais avec 1 tonne sur le dos ( au bas mot ) et je m’étonnais de si peu m’étonner.

au revoir pommeraye


passage.pommeraye.final

- Et maintenant on va où ?

- A peine sortie et déjà les questions ?  File, on verra bien !

sortie passage pommeraye



Prière d’insérer la carte
20 février, 2011, 19:26
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 Il y avait ce type à l’église. On ne savait pas très bien s’il regardait ses chaussures, cuvait son vin ou méditait pieusement.

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Les saisons
31 octobre, 2010, 18:37
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J’adore sillonner la ville en vélo, j’ai l’impression que ça me donne une conscience plus affutée du monde qui m’entoure.Je réalise pleinement mon effort, ou mon plaisir.

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En ce moment par exemple l’air est frais, ça fouette , et c’est pas désagréable.

 

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Et puis les arbres ont des couleurs extraordinaires, tous les jours changeantes. ça vaut le coup d’emprunter quotidiennement le même chemin pour voir la nature en mouvement. J’ai l’impression que ça rejaillit sur moi. 

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Que les choses vont par cycle, et c’est très bien ainsi.

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   Je trouve que le vélo me donne des idées positives.

vélo



Le lien
29 juin, 2010, 23:42
Classé dans : journal

     Cela fait maintenant trois ans que, sillonnant les rues de Vilnius, en Lituanie, je tombai , sous un marché couvert, sur un étal où une marchande vendait à vil prix des carnets à la brochure solide et la couverture chatoyante. Je songe à cet instant car, me trouvant en la possession de ces deux bouquins, je me suis fait un devoir de les barbouiller de mon trait,  retrouvant ainsi une pratique du dessin régulière, ce qui ne m’était pas arrivée depuis mon adolescence. Les études , le boulot, tout cela m’avait éloigné de ce que je considérais être ma vocation première et j’ai retrouvé un plaisir que j’avais honteusement tapi comme si le passage à l’âge adulte devait détruire les heures passées à dessiner dans ma chambre et l’enfant qui va avec.

Le lien dans journal amstel

     Ce deuxième carnet se terminera inévitablement et je m’en suis longtemps voulu de n’en avoir acheté que deux. Pourtant, je sais que si je le fermerai avec une pointe de nostalgie, cela n’est peut être pas plus mal qu’il se termine. Au fond, ses pages n’étaient pas faites pour le dessin et mes traits avaient une fâcheuse tendance à baver dès le premier jet, il me fallait alors un peu d’imagination pour corriger le tir. Je vais passer à autre chose et mon crayon se fraiera un chemin sur des pages dédiées à cet exercice.

     J’avais envie, au départ, de tenir un journal régulier, au quotidien.  La force de l’inertie, la charge et la fatigue du boulot m’auront éloigné de ce premier voeu mais au fond , est – ce si important ? Je sais bien que je ne serai jamais dessinateur. Je suis trop vieux et,  en aurais-je le talent,  je ne suis pas sûr qu’une vie à plancher chez soi soit celle qui me convienne. Il me manquerait la passion et la concentration nécessaires pour ce métier difficile et sacerdotal. Je ne serai donc jamais qu’un amateur éclairé et, tout bien pesé , cela me convient bien. Le dessin est une passion parmi d’autres et je fais partie de la race qui papillonne. Et puis je picole trop.

oursbruxelles dans journal

    Si ce carnet n’a aucune volonté professionnelle, il n’en demeure pas moins vital et je me sentirais amputé de quelques choses si je ne m’accordais ce temps de création – de récréation – qui me fait dessiner ces pages comme un carnet à desseins. Il peut, au choix , être un marqueur du temps qui passe, ma manière à moi de voir défiler les instants et de tenter de m’en souvenir, et par la même de les retenir.

 

coursst

 

     Il est aussi une manière plus prosaïque de progresser dans mon trait, dans la recherche d’un style,  en considérant que chaque page est une avancée. Il est un cahier d’exercices permanent et je m’en veux souvent d’être trop timoré et ne pas le sortir lorsque je suis avec mes amis et les croquer. Timidité, que de crimes ne commet – on pas en ton nom ! Qu’a -  t – on à perdre dans un dessin qu’on ne puisse avoir l’audace de le tenter ? Dessiner , c’est gagner en confiance mais gare à celui qui échoue !

Il n’y a pas de mauvais sujet, pas d’objet ou de chose qui ne trainant sur la table, s’égarant dans la rue, ne puisse faire l’objet d’un grobard pourvu qu’il ait pour seul objet de retenir l’attention.

 

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Comme amateur , je m’émeus devant chaque page que je noircis. A chaque fois j’ai le même étourdissement, comme si je n’avais rien appris, comme si c’était la première fois.  Je cherche encore le dessin idéal. Je sais qu’il reste à venir. Je sais que ce carnet est inabouti, qu’il n’a pas de fin. Il n’est rien d’autres qu’un lien. Une manière de tenir le fil.

Le seul dessin qui me satisfasse, peut-être, serait cette statue inspirée de Jules Verne dont j’ai fait le bandeau de présentation de mon blog. Non qu’il soit parfait ( au contraire ). L’honnête homme qui ferait le chemin jusqu’à la butte Ste Anne pour jouer  au jeu des comparaisons serait sans doute déçu s’il recherchait un rendu exact – on pourrait dire  » objectif  » du réel. Mais qu’est-ce que la  » vérité  » d’une statue ou d’un dessin de la statue ? J’emmerde le vrai. Le dessin n’est jamais qu’un point de vue, et je dessine pour voir … plus loin, et au-delà.

 

julesn


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