balade dessinée

The autobiography of me too.
5 août, 2009, 16:48
Classé dans : critiques

     Une fois n’est pas coutume :  laissons la parole a Monsieur Mitchul, boulimique de sons et d’images, qui a entrepris dans son blog une radiographie de ses passions et, par là, de lui même. Un bon exemple , ici, avec sa critique de l’autobiographie imaginaire de Bouzard , rigoureuse et bien amenée et sur laquelle je n’ai rien à ajouter. Merci Mitchul  et à toi la plume :

«   The autobiography of me too de Bouzard. Les requins marteaux . 2004 /08

 

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J’ai découvert Bouzard dans les pages de Fluide Glacial avec son Club des quatre et dans Ferraille Illustrée, où il exprime déjà sa passion du football avec les aventures du FC Ferraille. Il est également scénariste pour Besseron (Claude et Jérémy) et s’est fait connaître dans les pages de Jade avec son super héros abruti Plageman. Bouzard a su renouveler le genre autobiographique en y injectant une bonne dose d’absurde, d’autodérision, et malgré tout un peu de vérité… Il est devenu son propre héros de BD !

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Proche dans l’esprit du Retour à la Terre de Larcenet et Ferri (mais en moins sentimental), Bouzard nous raconte sa vie de trentenaire installé à la campagne avec son amie, son chien stupide (qui parle et s’habille comme tout le monde), ses potes d’apéro, le patron du bar, les nouveaux X-Men, Dieu ou Lemmy de Motorhead… Des situations banales qui tombent à chaque fois dans le délire, le grand n’importe quoi. C’est génialement con ! Bouzard est un fan de Punk Hardcore (qui craint le « Jazz mou ») et ça se ressent…

Dans cette série excelle toute la virtuosité et la vivacité de son trait. Le fait de s’imposer une structure en gaufrier l’oblige à faire preuve d’une inventivité constante. C’est de cette contrainte que son style humoristique, expressionniste et « underground » prend toute son ampleur et sa démesure. Avec de belles couvertures collorées, ce dynamisme des planches associé au dynamisme du trait, les Autobiography of me too sont des albums qui vous sautent littéralement à la figure et accrochent le regard. Un régal !

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Débutée dans le My Way de Chester, cette série fut diffusée dans les pages du Psikopat. En noir et blanc, les 3 premiers volumes sont édités chez les Requins Marteaux (dans la belle collection Centripete)… Le quatrième (Autobiography of a Mitroll), tout en couleurs, est sorti dans la collection Poisson Pilote de Dargaud. De même que son Football Football, une compilation des strips qu’il dessina pour le journal Sofoot (entre 2006 et 2007) comprennant également un compte rendu dessiné de la coupe du monde 2006. C’est super marrant et toujours super con (genre Steve Marlet est-il le fils de Bob Marlet ?), même si on est pas super fan du ballon rond (et oui, il y en a !). « 

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La femme et son enfant.
5 août, 2009, 16:30
Classé dans : d'apres photos

Un vieux dessin, toujours d’après une photographie de Boubat , prise en Toscane en 1975.

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cerisiers en fleurs
15 juillet, 2009, 18:18
Classé dans : d'apres photos

Pour apprendre à dessiner rien ne vaut l’exemple des grands maitres et , en l’ occurence ,  de grands photographes. On y puisera un art consommé de la composition et des noirs et blancs superbes qui invitent à travailler le lavis. J’ai repris ici une très belle photo d’Edouard Boubat intitulée  » cerisiers en fleurs  » , prise au parc de Sceaux en 1983. Outre ce qu’elle m’inspire – joie de l’innocence ( en fleur .. ) et espoir ( allez savoir pourquoi ) j’ai souvenir d’un samedi après midi tranquille, fenêtre ouverte, où je me laissais aller, pour une fois, à de longues heures de dessin. En un sens , je dois dire merci à Boubat d’avoir prolongé, par la redite, l’exploration et la compréhension de sa photo, en même temps que ce qui me fait aimer dessiner

Un travail en deux temps, d’abord le dessin crayonné et l’encrage. 

L'arbre et l'enfant

Puis la touche finale au lavis

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Pourquoi j’ai tué Pierre
14 juillet, 2009, 23:10
Classé dans : critiques

POURQUOI J’AI TUE PIERRE – Alfred & Ka (2006 chez Delcourt)

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 » Pourquoi j’ai tué Pierre  », au même titre que  »L’ascension du haut mal  » de David.B  et les  » pilules bleues  » de Frederic Peeters, est un récit qui touche aux failles de l’existence, en l’occurrence le traumatisme d’un acte pédophile sur le scénariste, à l’âge de 12 ans qui décide, après un long cheminement – qui est l’objet de ce livre – d’exorciser ses démons et faire son deuil. Pour cela, il lui faut  » tuer Pierre  » comme on tue le père : pour se libérer, parce qu’il n’a plus le choix. Il lui faut donc raconter.

Or, comment raconter  » ça  » ? Comment rester pudique ? Comment rester juste ? A ces doutes Alfred et Olivier Ka répondent de la plus belle manière, en signant une œuvre très originale et profondément humaine. Comme souvent, c’est la combinaison jubilatoire d’un dessin touchant et créatif – avec de jolies couleurs de Henri Meunier – et d’un scénario sensible et inventif, qui contribuent à faire de cette œuvre une BD majeure, du genre dont on se souvient longtemps après la lecture.

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Le dessin, d’abord, qui utilise maints procédés en fonction des situations vécues, de leur intensité dramatique. Le récit est joliment mis en image par un trait qui épouse la vision de l’enfance, un peu simpliste, jamais simplet. L’usage de photos, travaillées ou non, en fin de récit, contribue à accentuer l’effet de réel et fait émerger une vérité plus crue, moins distanciée.

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Le scénario – merveille de construction, entre introspection, récit dialogué, silence – se décline en trois temps : L’avant , celui de la découverte du corps – du sien, de l’autre – de la culpabilité, du bien être, de la nature, des amis, des questions : l’enfance quoi, entre sombre nuage et légèreté. Puis  » l’évènement  », au cœur du récit, un moment raconté de manière extrêmement sensible ,un sommet dramatique, puis l’après : le rejeu de la mémoire que l’on avait tapie dans l’ombre, le besoin d’en parler, le malaise de vivre avec ça, jusqu’à la chute, bouleversante.

Pourquoi j’ai tué Pierre a reçu le prix du public à Angoulème en 2007 : Il est mille fois mérité ! Ce beau livre fait désormais parti de ma bibliothèque et j’en suis pas peu fier !

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Sous le ciel gris
14 juillet, 2009, 22:41
Classé dans : carnet a dessins

En ce moment j’essaye de sortir de mon simple crayon pilot 0.5 en lui ajoutant plume et encre, c’est enthousiasmant de casser la routine !

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